Vanlife et surf au Maroc : un road trip entre désert, vagues et rencontres

Sumario

Partir à l’aventure en van, c’est embrasser l’inattendu. Et quand cette aventure prend la route vers le Maroc, elle devient une expérience hors du commun. Dans cet entretien, Ben et Ludmila partagent leur voyage itinérant depuis la France jusqu’aux côtes marocaines, où la culture surf se mêle à la chaleur humaine, aux paysages grandioses et à une cuisine généreuse. Entre galères de ferry, pistes chaotiques et sessions de surf inoubliables, leur récit nous plonge dans une vanlife authentique, pleine de découvertes, de moments suspendus… et de bonnes adresses. Un témoignage sous forme d’interview vivant pour celles et ceux qui rêvent de rouler vers le sud, planches sur le toit et esprit ouvert.

Vanlife au Maroc

  1. Qu’est-ce qui vous a donné envie de partir au Maroc en van ?

Pour nous, c’était une combinaison de plusieurs facteurs. Ben était déjà allé plusieurs fois au Maroc pour surfer avec ses amis, et il revenait toujours en parlant des vagues incroyables, de la cuisine délicieuse et de l’accueil chaleureux des gens. Il y avait vécu des moments magiques et voulait partager cela avec moi.

Depuis quelques années, nous avions le projet de vivre sur la route, et le Maroc s’est imposé comme le point de départ idéal pour notre aventure en van, un lieu pour raviver de beaux souvenirs et en créer de nouveaux ensemble.

  1. Comment s’est déroulée la traversée (France -> Espagne -> Maroc) avec votre van ?

Nous sommes partis de Nantes, en France, et avons décidé de descendre jusqu’au sud du Maroc d’une seule traite, pour ensuite remonter tranquillement. L’aller a pris environ quatre jours, avec des arrêts uniquement pour manger et dormir. C’était impressionnant de traverser des paysages et des climats si variés en si peu de temps : une tempête en France, de la neige en Espagne (dès notre première nuit dans le van !) et du soleil à l’arrivée au Maroc. Plus au sud, dans les terres, les conditions étaient désertiques et très sèches.

Le retour s’est fait de manière beaucoup plus détendue. Le seul contretemps a été le ferry : nous avons attendu plus de 7 heures dans la file pour passer le scanner des véhicules, car plus de 500 voitures de rallye rentraient également du Maroc. C’est ça, la beauté de la vie sur la route : il y a toujours des surprises.

  1. Avez-vous rencontré des difficultés (administratives, mécaniques, logistiques) pendant le voyage ?

Oui, quelques-unes. En allant de Marrakech à Imsouane, Google Maps nous a fait passer par une petite route en très mauvais état, à peine plus large que notre van. Nous avons roulé plus de 100 km sur du gravier, très tendus, espérant ne pas crever un pneu ou basculer. Mais cette expérience s’est révélée incroyable : elle nous a permis de découvrir la vie rurale marocaine. Nous avons vu des enfants et des adultes marcher ou faire de l’auto-stop sur de très longues distances pour aller à l’école ou au travail. Aucun touriste à l’horizon.

Heureusement, nous n’avons eu aucun souci mécanique. La seule visite chez un garagiste a été à Marrakech pour un souci de panneau solaire, réglé en moins d’une heure par l’équipe très compétente d’Atraxion 4×4.

  1. Comment avez-vous ressenti la sécurité au Maroc en tant que voyageurs en van ?

Dans l’ensemble, nous nous sommes sentis en sécurité tout au long du voyage. Être polis et bienveillants envers les locaux comme envers les autres voyageurs. Le respect mutuel facilite les échanges.

  1. Quels ont été vos spots préférés pour dormir ou passer plusieurs jours ?

Mirleft et Taghazout ont été nos coups de cœur. Mirleft est calme, un peu en retrait des circuits touristiques, parfait pour se ressourcer. Taghazout, quant à lui, à une atmosphère surf incroyable avec de nombreux spots à explorer. Nous avons même campé sur une colline avec une vue magique sur l’océan et des couchers de soleil à couper le souffle.

  1. Avez-vous trouvé des lieux aménagés pour les vans ou des communautés de vanlifers ?

Oui ! Surtout le long de la côte, nous avons rencontré de nombreux autres voyageurs en van. Ben, qui vient au Maroc depuis 2017, a remarqué combien la communauté s’est agrandie. Il y a maintenant beaucoup de campings bien équipés, souvent pour environ 100 dirhams (10 euros) par nuit. Le Maroc est plus accueillant que jamais pour les “vanlifers”.

  1. Quelle a été votre rencontre marquante ou votre moment fort en dehors du surf ?

Chefchaouen ! Cette ville de montagne peinte en bleu et blanc semble tout droit sortie d’un rêve. Elle est aussi connue pour ses plantations de cannabis, qui font partie de la culture et de l’économie locale. L’ambiance y est unique : paisible, colorée et pleine de charme.

Le surf au Maroc

  1. Quels spots de surf avez-vous testés pendant votre voyage ?

Nous avons surfé sur les spots classiques : Imsouane et Taghazout. Malheureusement, Imsouane a été une vraie déception : surpeuplé, sans aucune étiquette de surf. C’était chaotique.

Taghazout, en revanche, était bien mieux. Le grand nombre de points breaks aide à disperser les surfeurs. Le jour de notre arrivée, nous sommes allés à Anchor Point : 1,5 m de houle, seulement 10–15 personnes à l’eau. Puis la houle est montée à 3 m ! Lud était terrorisée, mais Ben était ravi de surfer un spot aussi légendaire dans ces conditions.

Nous avons aussi découvert plusieurs spots moins connus grâce à des locaux, que nous préférons garder secrets par respect.

  1. Comment décririez-vous l’ambiance à l’eau ? Y a-t-il une vraie communauté surf locale ?

Cela dépend des spots. Sur les plus célèbres, l’ambiance peut être tendue, avec certains locaux un peu agressifs, même quand on respecte les règles. Mais sur les spots plus calmes, nous avons rencontré des locaux très accueillants, qui partageaient volontiers les vagues.

Notre pire expérience a été à Imsouane. C’est devenu la capitale des surfeurs influenceurs. Lud s’y est sentie particulièrement mal à l’aise, avec un manque total de respect à l’eau. Elle s’est fait couper la priorité constamment, par des débutants comme par des pros, locaux ou étrangers.

  1. Quelle a été votre meilleure session de surf et pourquoi ?

Ben : Anchor Point. Conditions parfaites : 2 m de houle, 14 secondes de période, vent offshore, une vingtaine de personnes à l’eau, et une vague de 200 mètres à rider. Le rêve.

Lud : Banana Point. Droites et gauches magnifiques, vagues glassy d’1,5 m, ambiance détendue, et un coucher de soleil inoubliable. Que demander de plus ?

  1. Est-ce que les conditions météo et de vagues ont été conformes à ce que vous aviez imaginé ?

Oui. Nous avions bien étudié les conditions et elles correspondaient à ce que nous avions prévu. Le vent était parfois un peu plus fort que prévu, mais rien de gênant.

  1. Quel niveau recommandez-vous d’avoir pour profiter pleinement du surf au Maroc

Tous les niveaux ! L’essentiel est de choisir un spot adapté à ses capacités. Ne surfez pas des vagues trop engagées, pour votre sécurité et celle des autres.

C’est incroyable de voir comment la culture surf a transformé des villages comme Taghazout, avec des écoles pour tous les niveaux.

Vie quotidienne & ressenti

  1. Qu’est-ce qui vous a le plus surpris dans la culture marocaine ?

Les communautés de pêcheurs dans le sud du Maroc nous ont profondément marqués. On a vu des maisons très simples, construites à flanc de falaise face à l’océan, sans confort ni infrastructures, mais avec des sourires sincères et chaleureux, surtout quand on surfait près de leurs petits villages isolés.

  1. Comment avez-vous géré les courses, l’eau, le gaz et l’électricité pendant le voyage ?

Les courses étaient simples. Pour les gros besoins, nous allions dans les supermarchés. Mais pour les fruits, légumes, pain et produits locaux, les petites échoppes étaient idéales.

Côté électricité, nous étions 100 % autonomes grâce au solaire,  une vraie liberté.

La plupart des campings payants ont un robinet pour remplir les réservoirs d’eau, c’est ce que nous utilisions. Nous n’avons pas trouvé beaucoup de sources gratuites, mais l’eau des campings est abordable.

  1. Avez-vous eu des coups de cœur culinaires ou des plats à recommander ?

Bien sûr ! La cuisine marocaine est une raison de voyager à elle seule. Nous avons adoré les tajines et couscous classiques, mais nos repas préférés étaient :

Un festin de fruits de mer à Le Rayon Vert, un petit resto en bord de mer dans le sud : oursins, tajine de poulpe, poisson grillé et pouce-pieds. Fraîcheur garantie.

Un tajine bœuf noix figues à Tawrirte Café & Restaurant. Un mélange de saveurs absolument inoubliable.

  1. Est-ce que vous avez eu l’occasion de vivre des moments forts avec les locaux ?

Pas autant que nous l’aurions souhaité. La plupart de nos échanges ont eu lieu autour du surf.

Mais grâce à Wildsuits, nous avons rencontré Ayoub, avec qui nous avons partagé de belles conversations autour d’un vrai café marocain à Taghazout. Et aussi Badreddine, qui nous a donné de bons conseils locaux surf.

  1. Quels conseils donneriez-vous à un couple qui hésite à franchir le pas du Maroc en van avec leurs planches ?

Le Maroc est un joyau. Tout le monde devrait y aller au moins une fois… mais je vous mets au défi d’y aller une seule fois. Une fois que le Maroc entre dans votre cœur, vous aurez envie d’y revenir encore et encore.

Vous pouvez retrouver leur aventure et les suivre dans leur nouveau périple sur le nouveau continent : @saltyfinprints.

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